En effet, Un équilibre a été trouvé entre la CDU, la CSU et le SPD : «Rejets dès le premier jour».
l’Allemagne se trouve enfin confrontée aux contradictions de l’immigration en annonçant un changement décisif dans la lutte contre l’immigration clandestine.
C’est le résultat des négociations menées ces deux derniers jours à Berlin entre la CDU, la CSU et le SPD, les partis qui entendent former le prochain gouvernement de grande coalition.
Des négociations qui n’ont pas manqué de frictions, mais qui se sont conclues par la rédaction d’un document de synthèse qui servira de base au pacte sur lequel sera fondé l’exécutif. « Ambiance positive », a déclaré hier le président de la CDU Friedrich Merz, probable prochain chancelier qui veut un gouvernement capable de faire face aux grands défis de l’Allemagne.
« Ambiance positive », a déclaré hier le président de la CDU Friedrich Merz, probable prochain chancelier qui veut un gouvernement capable de faire face aux grands défis de l’Allemagne : rôle international, sortie de crise de l’économie, lutte contre l’immigration clandestine.
Sur ce point, le Parti populaire a gagné sur tous les fronts, s’imposant sur les sociaux-démocrates. « Dès le premier jour » de l’entrée en fonction de son gouvernement, a souligné le président de la CDU, les contrôles de police seront « massivement » renforcés aux frontières allemandes et tous les migrants sans papiers, y compris les demandeurs d’asile, seront refoulés. Les rejets auront lieu « en coordination » avec les Etats voisins. Afin de réduire « de manière significative » l’immigration clandestine, les expulsions seront également accélérées et le regroupement familial des titulaires de protection subsidiaire sera suspendu pour une durée limitée.
Les programmes d’accueil humanitaire, comme celui des Afghans menacés par les talibans en cours depuis 2022, seront stoppés et ne seront plus démarrés, tandis que l’objectif de « limitation » de l’immigration sera réintroduit dans la loi sur le droit de séjour. Une « offensive » de rapatriements va alors démarrer depuis l’Allemagne, avec des déportations également vers la Syrie et l’Afghanistan.
Les immigrants qui doivent être expulsés avec la nationalité allemande en seront privés, en particulier s’ils sont partisans du terrorisme, extrémistes ou antisémites.
Toutefois, la loi du gouvernement Scholz qui simplifie la naturalisation sera maintenue, afin de favoriser l’arrivée des travailleurs qualifiés dont l’économie allemande a besoin. Une concession du Parti populaire aux sociaux-démocrates qui, par responsabilité, ont accepté le tournant de Merz contre l’immigration clandestine.
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