Un projet ambitieux est en marche en Afrique de l’Ouest, porteur de promesses concrètes pour la diaspora africaine et les investisseurs internationaux. Le corridor multimodal Praia–Dakar–Abidjan pourrait bien être le trait d’union entre ambitions économiques, intégration régionale et renaissance continentale.
Imaginer un réseau fluide où les marchandises, les personnes, les données et les capitaux circulent librement entre Praia, Dakar et Abidjan : c’est l’ambition du corridor multimodal initié par plusieurs pays de la CEDEAO. Loin d’être un simple projet d’infrastructure, ce corridor représente une véritable épine dorsale du développement ouest-africain, avec des ramifications stratégiques pour la diaspora et les investisseurs privés.
Une colonne vertébrale pour l’intégration régionale
Le projet reliera le Cap-Vert (île de Praia) au Sénégal (Dakar), en passant par plusieurs capitales ouest-africaines jusqu’à Abidjan (Côte d’Ivoire), via des infrastructures maritimes, ferroviaires, routières et numériques. À la clé : une réduction drastique des coûts logistiques, un désenclavement des zones transfrontalières, et une interconnexion numérique renforcée.
Un terrain d’opportunités pour la diaspora africaine
La diaspora sénégalaise, capverdienne, ivoirienne ou ghanéenne, vivant en Europe, aux États-Unis ou ailleurs, a longtemps été cantonnée au rôle de bailleur de fonds à travers les transferts de fonds familiaux. Le corridor Praia–Dakar–Abidjan change la donne.
Des opportunités aussi pour les investisseurs stratégiques
Le corridor attire l’attention des institutions internationales comme la BAD (Banque africaine de développement), la Banque mondiale ou l’Union européenne, qui financent les études de faisabilité et la mise en œuvre. Les entreprises privées (transport, BTP, TIC, énergie) ont aussi leur place.
Un appel à l’action : passer de la nostalgie à l’investissement
La diaspora africaine a désormais les cartes en main. Le corridor Praia–Dakar–Abidjan n’est pas seulement un projet pour les gouvernements. C’est un appel à la co-construction. Un moment où le capital affectif de la diaspora peut devenir un capital économique structurant.
Ce corridor est un canal d’unité, de prospérité partagée et d’indépendance économique. Il est temps pour la diaspora de passer du rôle de spectateur à celui d’acteur stratégique.
par moctar camara dit docmac
Share this content:




















