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Migrants et réfugiés en Italie : plus actifs, mais toujours plus pauvres

Rome — Une récente enquête met en lumière une réalité préoccupante : les réfugiés et migrants forcés régulièrement présents en Italie, bien que plus actifs dans la recherche d’emploi et l’intégration sociale, vivent dans des conditions économiques encore plus fragiles que les autres immigrés extracommunautaires.

Un écart qui se creuse

Il est connu que les niveaux de pauvreté parmi les immigrés en Italie sont plus élevés que dans la population italienne. Ce qui l’est moins, c’est que le taux de pauvreté des réfugiés et des titulaires de protection internationale ou humanitaire est nettement supérieur à celui des autres étrangers.

Parmi les causes principales :

  • Un accès limité au marché du travail stable, avec des contrats précaires et des salaires faibles.
  • Des difficultés de logement, souvent liées au surpeuplement et à la précarité locative.
  • Des barrières administratives et linguistiques, freinant l’intégration.

Des réfugiés plus actifs que jamais

Contrairement aux préjugés, les réfugiés en Italie montrent une forte participation aux activités professionnelles et de formation. Mais la qualité des emplois demeure médiocre : concentration dans les secteurs à faible qualification — agriculture, logistique, restauration — et quasi-absence de perspectives d’évolution.

Un défi social et politique

Ces résultats relancent le débat sur les politiques migratoires en Italie et en Europe. Accueillir ne suffit pas : sans politiques d’inclusion solides, le risque est de créer une marginalisation sociale durable.

Les spécialistes recommandent notamment :

  • Des programmes ciblés de formation linguistique et professionnelle.
  • Un meilleur accès au logement pour les réfugiés.
  • Des incitations aux entreprises qui favorisent l’emploi stable.
  • Un partenariat renforcé entre État, collectivités locales et associations du tiers secteur.

Les réfugiés et migrants forcés en Italie apparaissent donc comme plus actifs mais plus pauvres, une contradiction qui illustre les limites actuelles des politiques d’intégration. Transformer l’accueil en inclusion réelle reste un enjeu majeur pour les années à venir.

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