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Sénégal : Vif Débat Sur La Révision D’une Loi D’amnistie Couvrant Les Violences Politiques

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a convoqué les députés en séance plénière ce mercredi 2 avril 2025 à 10 heures.

À l’ordre du jour figure l’examen de la proposition de loi n°05/2025 portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Ce texte, qui vise à clarifier certains aspects de la loi d’amnistie adoptée l’année dernière, pourrait avoir des conséquences majeures sur les bénéficiaires de cette mesure et sur d’éventuelles poursuites judiciaires.

La loi avait été adoptée en mars 2024, dans les dernières semaines de la présidence de Macky Sall, afin d’apaiser des années de tensions politiques.

L’Assemblée nationale du Sénégal examine donc aujourd’hui mercredi 2 avril un projet de révision d’une loi d’amnistie promulguée par le précédent pouvoir et couvrant les violences politiques meurtrières entre 2021 et 2024, sur fond de polémique sur la manière d’aborder les questions de justice et d’impunité face aux crimes de cette période.

Cette loi d’amnistie avait été adoptée en mars 2024, dans les dernières semaines de la présidence de Macky Sall (2012-2024), afin d’apaiser les années de tensions politiques qui ont culminé à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2024.

Au moins 65 personnes ont été tuées – dont 51 par balles, en grande majorité des jeunes – pendant les manifestations à l’appel de l’opposition, selon le bilan établi par un collectif réunissant des journalistes, cartographes et scientifiques. Nombre de jeunes ont aussi été blessés ou détenus.

C’est à la faveur de la loi d’amnistie que M. Sonko et son bras droit, Bassirou Diomaye Faye, sont sortis de prison, tout comme des centaines d’opposants. Quelques jours après, M. Faye était élu président de la République dès le premier tour de la présidentielle.

Mais c’est finalement un projet de loi « d’interprétation » de la loi d’amnistie qui sera débattu à l’Assemblée. En cas d’adoption, les meurtres, assassinats, actes de torture et de barbarie ou encore les disparitions forcées seront exclus du champ de l’amnistie. Ce projet de loi suscite les critiques de certains opposants et membres de la société civile qui accusent le Pastef, le parti au pouvoir, de vouloir protéger ses militants.

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